CINQ IDEES TOTALEMENT FAUSSES SUR LES AVALANCHES : (article du 26 décembre 2009 du Dauphiné Libéré)
- Les plaques sont faciles à reconnaître
- Il n'a pas neigé depuis longtemps : ça ne craint pas
- Il n'y aura pas d'avalanche car il y a peu de neige
- Peu de pente = pas d'avalanche
- Il n'y a pas d'avalanche au printemps et en été
Invisible, quasiment indétectable, c'est l'un des pires ennemis de l'hiver auquel n'importe quel montagnard, randonneur occasionnel ou alpiniste expérimenté peuvent être confrontés.
C'est quoi d'abord une plaque à vent ? Lorsqu'il neige et qu'il y a du vent, ce qui est fortement probable en montagne, le souffle de l'air transporte la neige sur les versants abrités du vent, derrière chaque rupture de pente abritée du vent et au voisinage des crêtes. Il faut savoir qu'une légère brise de l'ordre de 25 kilomètres par heure suffit pour former en quelques heures une plaque de 20 à 30 centimètres d'épaisseur. Des quantités de neige parfois très importantes avec la qualité particulière de la neige soufflée les rendent particulièrement propices à l'avalanche au passage d'une ou plusieurs personnes.
Certains indices permettent de confirmer la présence de plaques à vent telles que la présence de corniches, de vaguelettes sur les versants exposés au vent ou de présence d'un dépôt plus ou moins important sur les arbres et les poteaux. De plus, les pentes les plus propices à de tels écoulements sont comprises entre 25 et 45 degrés, c'est-à-dire en gros 80% de celles empruntées par raquetteurs ou skieurs de randonnée hors-piste. Même les vieux briscards de la montagne peuvent s'y laisser prendre car certaines plaques peuvent se former sans l'intervention du vent. Celles-ci sont donc pratiquement impossibles à déceler.
En général, la rupture se produit à la suite de grosses chutes de neige, du d'une ou plusieurs personnes ou du mauvais choix d'un itinéraire sur une rupture de pente. En montagne l'hiver, rien n'est plus beau qu'une corniche de neige ou du jeu des éléments avec l'or blanc mais un minimum de précaution suffit à éviter de passer de la contemplation à l'accident.